Samedi 10 décembre 2016

Publié le par L'Equipage des Chavans

Samedi 10 décembre 2016

Gelée blanche sur le pont du Lion ce samedi matin. Une belle ambiance d'Avent, au beau milieu de notre "tournée" de la Fleur des Noëls.

Virginie, passagère du bac. "A la belle, nous ferons passer l'eau"... (photo frédéric berthet)

Virginie, passagère du bac. "A la belle, nous ferons passer l'eau"... (photo frédéric berthet)

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Samedi 3 décembre 2016

Publié le par L'Equipage des Chavans

Malgré les visites quotidiennes, matin et soir en période de montée ou de descente de la rivière, ce matin, le petit 5 mètres qui sert de liaison avec le train, est posé au milieu des joncs...

Après une bonne poussée digne d'un pack du XV, le bachot glisse à nouveau sur son élément.

A la cote + 0,18 m à l'échelle de crue du Veurdre, les bateaux doivent impérativement quitter la gare de la rue de la Chaîne, au risque d'y rester très longtemps !

images frédéric berthet

images frédéric berthet

La longueur et la lente inertie du train à la sortie amont du pertuis, ne permet pas de revenir s'ancrer directement à la pointe de l'île aux Chèvres, notre port d'attache hivernal. La prudence est de contourner la grande île de sable dite d'Embraud par le bras des "ventres jaunes".

Doucement et avec attention le convoi progresse dans la brume matinale, chacun à sa tâche.

 

Samedi 3 décembre 2016

Ci-dessus une vue presque cavalière de l'attelage. A mar, La Gabrielle, à galarne, le futreau Bel Orléans, en remorque derrière Freu et Manu, la toue Pénélope et le petit bachot.

 

Samedi 3 décembre 2016

Passage à la pointe de l'île de sable, figure de proue minérale sans cesse redessinée par les eaux et le vent.

 

Samedi 3 décembre 2016

A quelques minutes de laisser tomber la grosse ancre, un faux bras venant de galarne frise la surface des eaux. C'est la première fois depuis juin que les bateaux chavans ont la possibilité d'approcher ce point d'attache, à la vue de tous, mais dans le même temps protégés de tous !

Etre dans la cabane du Lion en rivière est une sensation particulière, surtout quand vient l'hiver.

A la fois, on se sent comme un prince, mais aussi il semble que ce soit une chose pas tout à fait normale. A travers les petites fenêtres, d'un bord à l'autre, les eaux s'en vont, puissantes, tandis qu'en cette "principauté", tout semble paisible et trop calme.

 

 

Samedi 3 décembre 2016

L'approche d'une île, c'est un peu comme un iceberg. Elle se projette invisible, loin à l'aval, les boutavents à l'aide des gaffes, sondent et évaluent les profondeurs.

 

Samedi 3 décembre 2016

Un petit alcool fort au nom prussien imprononçable, juste avant le bac de retour...

 

 

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Samedi 26 novembre 2016

Publié le par L'Equipage des Chavans

L'Allier, à l'aube, vue du grand mât de fête (photo j-m duroure)

L'Allier, à l'aube, vue du grand mât de fête (photo j-m duroure)

 

A la veille du premier de nos concerts de Noël, Embraud bouillonne de toute part. Au four de la vieille maison, on s'affaire à la cuisson des ribates, en bas sur la rivière, on anticipe la "redescente" des eaux, dans la grande salle Fublène répète, tandis que brûle la taille de nos "bouchures" de limites.

La toue Pénélope a retrouvé tout son potentiel et sa mésaventure est aujourd'hui un souvenir. La voici croisant entre la motte Veuillin et l'île du Veurdre, sur une rivière qui a repris son allure de grand axe sud / nord.

Pic de l'afflot le 25 novembre à 14 heures : + 1,74 m au pont du Veurdre (photo m paris)

Pic de l'afflot le 25 novembre à 14 heures : + 1,74 m au pont du Veurdre (photo m paris)

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Vendredi 25 octobre 2016

Publié le par L'Equipage des Chavans

Embraud à midi : cote 1,72 m. La rivière monte encore mais s'incline légèrement à la baisse au pont Régemortes à Moulins. On nous signale une grande toue coulée au pont de Nevers.

Ci-dessous, au large de nos bateaux, un grand vaisseau désarmé file vers la mer en silence...

Vendredi 25 octobre 2016

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Mercredi 23 novembre 2016 : afflot de pluies cévenoles

Publié le par L'Equipage des Chavans

Mercredi 23 novembre 2016 : afflot de pluies cévenoles

La rivière "roule" et écume depuis son sud d'origine. Elle a atteint ce matin un positif d'1,15 m à l'échelle de crue du Veurdre, soit un sursaut d'1,50 m depuis samedi. Tout à l'heure, il a fallu vider et déplacer nos bateaux vers la gare des crues, rue de la Chaîne. Heureux nous sommes de n'avoir pas eu à faire la remise à flot de samedi dans ces conditions !

Il faut maintenant surveiller l'amont, car l'Allier vient de franchir son niveau le plus haut depuis 2009 à Saint-Yorre. On peut évaluer à une vingtaine d'heures l'onde qui arrive de Vichy.

La rivière n'ayant jamais remonté depuis juin, elle charrie actuellement un "matériel" très divers abandonné sur les grèves et les berges depuis l'été dernier. De la paire de chaussures au sac en plastique, à l'instant plusieurs grands peupliers secs. En face d'Embraud, l'embâcle de tête d'île monte doucement en pression.

 

Mercredi 23 novembre 2016 : afflot de pluies cévenoles

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Samedi 19 novembre 2016 : sauvetage de la toue Pénélope

Publié le par L'Equipage des Chavans

photos frédéric paris

photos frédéric paris

 

Comme prévu, de bonne heure ce matin nous mettons tout notre coeur à remettre à flot un bateau de service polyvalent, peut être le plus indispensable à nos activités de découverte et de partage. Cette toue ne mesure que 8 mètres, mais elle est venue nombre de fois en aide pour des hommes et des bêtes en désarroi. Aujourd'hui, c'est elle qui a besoin de nous.

Coulée à fond depuis la semaine passée, ce n'est pas un acte de vandalisme et le scénario est probablement le suivant : dans la nuit de lundi à mardi, des vents soutenus venus de nord-ouest ont traversé le Bourbonnais. En prévision, une ancre arrière avait été disposée pour empêcher le train de remonter en solitaire, poussé par le travers. La toue en remorque du Lion est alors venue s'accrocher par un espar à la ligne de cette ancre occasionnant une gîte longue et inappropriée pour en finalité embarquer l'eau de la rivière.

 

Bien sûr, ce genre de péripétie n'arrive jamais au mois d'août ! Après un demi-tour entre deux eaux, le bateau est tiré avec peine sur la grève

Bien sûr, ce genre de péripétie n'arrive jamais au mois d'août ! Après un demi-tour entre deux eaux, le bateau est tiré avec peine sur la grève

 

La remise à flot en images...

Samedi 19 novembre 2016 : sauvetage de la toue Pénélope
Samedi 19 novembre 2016 : sauvetage de la toue Pénélope
Samedi 19 novembre 2016 : sauvetage de la toue Pénélope
Samedi 19 novembre 2016 : sauvetage de la toue Pénélope
Samedi 19 novembre 2016 : sauvetage de la toue Pénélope
Samedi 19 novembre 2016 : sauvetage de la toue Pénélope
Samedi 19 novembre 2016 : sauvetage de la toue Pénélope
Samedi 19 novembre 2016 : sauvetage de la toue Pénélope
Samedi 19 novembre 2016 : sauvetage de la toue Pénélope
Samedi 19 novembre 2016 : sauvetage de la toue Pénélope
Samedi 19 novembre 2016 : sauvetage de la toue Pénélope
Samedi 19 novembre 2016 : sauvetage de la toue Pénélope
Samedi 19 novembre 2016 : sauvetage de la toue Pénélope
Samedi 19 novembre 2016 : sauvetage de la toue Pénélope
Samedi 19 novembre 2016 : sauvetage de la toue Pénélope
Samedi 19 novembre 2016 : sauvetage de la toue Pénélope

 

 

Comme toujours en ce cas, quelques éléments de plancher et de pont sont partis à gré d'eau. La fin du film ci-dessous montre un équipage qui s'embarque en recherche sur un bateau qui était au fond des eaux au début de cette journée.

images frédéric berthet

 

17 heures, le train à nouveau en ligne

photo frédéric mourier

photo frédéric mourier

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Mercredi 16 novembre 2016

Publié le par L'Equipage des Chavans

Fin de journée. Un petit tour par la rivière pour voir si tout va bien. A priori, pas de souci, les eaux sont basses, le ciel est couleur novembre mais il ne nous tombe pas sur la tête. C'est sans compter quelques éléments fortuits et pour l'heure inconnus, dont l'enchaînement conduit un de nos bateaux au fond... Seul, le renflouement n'est pas possible, il faut écoper plus vite que la rivière n'entre. Donc, si cette toue veut s'accrocher à la vie, à samedi !

Mercredi 16 novembre 2016

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Samedi 5 novembre 2016

Publié le par L'Equipage des Chavans

Samedi 5 novembre 2016

Fabuleuse scène de rivière en 1848 : une toue cabanée et un grand futreau, des perches ferrées plantées en grève.                                                                        Détail d’un carnet de croquis d’Henri Harpignies (Musée des Beaux-Arts de Valenciennes), présenté au Musée de la Loire à Cosne jusqu’au 26 novembre 2016.

 

La volonté de ce matin : pose de rayonnages à la Maison de la Batellerie. Une petite équipe pour ce rendez-vous, monte par la rivière, depuis Embraud jusqu'au pont du Veurdre. L'occasion d'une reconnaissance du passage des eaux sur ce détroit de deux kilomètres. A la cote - 0,78 m, l'équipage confirme la présence à galarne de pierres de taille, peut-être les restes d'un naufrage. En rive mar, se révèle à fleur d'eau le fût équarri d'un grand chêne. Comme la varangue retrouvée il y a quelques années, une ancienne crue a probablement traversé un chantier de marine riverain et emporté ce bois ouvragé. Plus à l'amont, nous retrouvons les piliers de bois de notre pont antique. Une première pour Gilles. Mais l'apparition de l'alignement dans le lit de l'Allier reste toujours particulier. Combien d'armées, combien de chariots, de troupeaux ont franchi cette vallée en ce lieu ? Un peu avant d'arriver, les restes d'un ancien seuil nommé ici chevrette provoquent encore quelques remous. A l'époque, on pensait qu'elle assurerait en tout temps le mouillage du port du Veurdre.

Dans la tradition des graffiti de bateaux réalisés dans le calcaire d'Apremont, voici celui de Jean-Christophe Grossetête version chêne ! Il se cache dans un des confins du domaine d'Embraud...

 

 

 

 

images frédéric berthet

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Samedi 22 octobre 2016

Publié le par L'Equipage des Chavans

Grand Fred scrute le fond de rivière

Grand Fred scrute le fond de rivière

Ce jour, nous embarquons en la toue exploratrice Pénélope. Car il est encore temps de frôler les fonds et mémoriser les principaux écueils de l'hiver à venir.

Le détroit Bec de Bieudre / l'île du Ponsut, bien que l'on ne puisse nier sa puissance en couleurs et son aspect du jour presque enchanteur, recèle de place en place, quelques pièges pouvant "blesser" n'importe lequel de nos bateaux. Il sera demandé précision lorsque bientôt, le grand Lion d'Or et ses passagers, croiseront en ces eaux.

photo f berthet

photo f berthet

Même si l'été fut chaud à l'excès, il n'en demeure que les eaux de printemps, violentes mais non débordantes, furent ravageuses pour les berges. Nombre de grands arbres de surplomb, n'ont pu lutter contre le travail de sape et ont quitté la verticalité. Ils offrent aujourd'hui, comme ce frêne centenaire, un point de vue inattendu sur les sables blonds affleurants, et occupent bien souvent la route théorique, sans ajouter que tant de valeur sacrifiée rend malades les charpentiers et menuisiers Chavans...

Passage devant le bec de Bieudre à la cote - 0,75 m à l'échelle de crue du Veurdre.

photo m paris

photo m paris

 

Nous vous proposons ci-dessous une invitation au voyage par une longue descente de rivière aux couleurs d'automne, à regarder comme un paysage apaisant pendant un cours de yoga. Les hommes pressés (que nous sommes presque tous !) passeront leur chemin...

images frédéric berthet

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Honneurs...

Publié le par L'Equipage des Chavans

La 31ème édition du Grand Prix Allen qui a eu lieu le samedi 8 octobre dernier a récompensé Estelle Cournez, Directrice du Conservatoire des Espaces Naturels pour le livre "Sur les traces de l'Allier, histoire d'une rivière sauvage". A cette occasion, plusieurs prix ont été décernés pour souligner la multiplicité des contributions autour de la valorisation de cette rivière.

Manu Paris, au nom de la Chavannée et de son action de recherche et de mise en lumière de l'ancienne batellerie de l'Allier, a reçu ce Prix Allen 2016. Ci-dessous, le discours prononcé ce jour en la chapelle de l'Hôtel de Paris à Moulins (photo C Oberto).

 

Dans les années 80 (j’avais 14 ans), dans mon village de Château-sur-Allier, la rivière provoquait la plupart du temps grand désintérêt ou inquiétude, toute l’alchimie de ma curiosité. 

Mes premiers « voyages » s’effectuent sur des matelas gonflables et percés ! Mais tout de suite c’est la grande aventure, chaque courbe, chaque remous, augurent beauté ou frisson.

Aujourd’hui, alors qu’il est du meilleur effet de rejoindre en avion un fleuve du bout du monde, d’Amérique ou de Patagonie, j’ai trouvé au pied de chez moi quelque chose d’intense à vivre, c’est plus que luxueux !

Fort d’un savoir identitaire que nous avons peu à peu collecté et expérimenté ces dernières décennies au sein de La Chavannée, fort aussi d’une éducation de partage et de bénévolat absolue, j’ai compris dès la fin de l’enfance tout ce que m’offraient la vie associative et les lieux mêmes de nos existences, pour être heureux là où on habite…

D’où l’intérêt pour nos musiques, nos instruments – je suis sonneur de grandes cornemuses - le chant traditionnel des mariniers et paysans - je suis chanteur - l’art des bateliers au fil de l’Allier que je partage avec des garçons et filles qui se lancent dans le courant, au bas d’Embraud ou à la remonte, quand la grand’voile de nos futreaux se déploie dans le vent de galarne.

Je ne peux que militer pour la camaraderie et la création au sein de notre association de Chavans et donner gloire à nos paysages et à notre histoire. Il y aurait tant à dire, malgré la réalité d’un quotidien qui exclut des activités fausses – pas de place à Embraud pour le semblant et le théâtre de carton-pâte, encore moins sur la rivière Allier qui ne triche jamais et demande une vigilance de toute une année. Je suis ici au nom de mes amis bateliers, musiciens, historiens, poètes, artisans, je suis ici – et ce n’est pas la moindre mission – au nom de nos anciens.

Comme il ne nous suffit pas de retrouver les gestes et les savoirs, chaque année ou presque, nous nous embarquons au fil de l’Allier et la Loire, à l’ancienne, à la manœuvre de nos bâtons ferrés, dans l’espoir d’instants et d’horizons lumineux. La rivière devient alors une fabuleuse machine à remonter le temps, celle qui rend acteur et précise la réalité d’hier.

Pour mieux partager, depuis trois ans, chaque samedi matin, lorsque la rivière est marchande, nous invitons comme la belle formule l’exprime «à entrer en bateau», sur notre grande toue de 13 mètres, un public de qualité (je veux dire hors du tourisme de masse), très désireux d’en savoir plus sur l’histoire de ce passé fluvial.

Entrer en bateau, c’est entrer dans un espace réservé, dans une autre histoire, le symbole est fort. Quand l’ancre est levée, le silence domine toujours de longues minutes, c’est être quelques instants à l’envers des choses, ce n’est plus la rivière qui passe mais les prairies du bocage qui défilent comme au cinéma, rythmées de loin en loin par des fermes ou manoirs qui toisent la vallée depuis si longtemps. 

Lorsque nous remontons la rivière, l’hiver par le vent du nord ou de bise, il est courant d’écouter cette remarque sur le fait qu’il ne doit pas faire très chaud à bord. Etre avec le vent est une chose toute curieuse, puisque les effets qui le traduisent disparaissent à cet instant, reste que nous sommes embarqués et conduits d’une force surnaturelle capable de contrer ces flots dévalants. Notre mât (des bois de Champroux) devient alors une antenne vers cette fabuleuse histoire de marine intérieure.

Pour conclure, je ne peux qu’inviter l’assistance à nous rejoindre à Embraud l’après-midi du jeudi de l’Ascension pour la Fête de la Rivière qui existe depuis presque 25 ans, montrant là notre constance et à la Maison de la Batellerie, au Veurdre, où nous avons regroupé un temps d’histoire original, évoquant la fabrication des futreaux, toues et chénières par des charpentiers en bateaux, forts réputés en ce lieu. 

Notre blog Hors du Temps relate chaque semaine toutes ces initiatives batelières.

Je terminerai par cette magnifique et célèbre citation de Marcel Proust, qui résume à elle seule ma conscience : Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux.

Je remercie Estelle Cournez, ici présente, d’avoir souhaité que je sois à ses côtés pour ce grand jour. Nous avons, ensemble et c’est l’occasion de notre rencontre, partagé une descente de rivière magnifique et mémorable pour cette célèbre émission Des Racines & des Ailes. Merci à tous

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