Vendredi 28 décembre 2012 : voyage vers l'île de la Loge
Freu et Manu se sont embarqués cet après-midi pour une remontée vers de plus hautes terres, à un peu plus de trois lieues d'Embraud (7,5 kms).
Décidés à rejoindre l'île de la Loge, le temps incertain n'a pas eu raison de notre détermination à clore 2012 dans une paix insulaire, une retraite de quelques heures dans un silence propre à une méditation bourbonnaise.
Un magnifique instant doit être conté : Grand Dom au volant de son camion, de retour de la capitale agitée, était fortement motivé à retrouver le campement déçu de n'avoir pu s'embarquer. A la nuit bien installée et à son appel sur la rive burgonde, nous nous sommes laissés dériver au milieu des éléments pour parvenir à sa hauteur.
La lune et les étoiles comme unique éclairage, alors que les flots descendants imposaient un doux traveling à notre nacelle, l'isolement magique de l'île prenait toute sa mesure. Dom et ses victuailles à bord, il nous fallait rejoindre notre îlet.
Loin à l'amont,
en pointe de terre,
la petite lanterne de Freu
comme un phare de mer,
faisait croire
en l'existence
d'un village oublié.
Ci-dessous quelques images animées de ce voyage sur le batelet Louise, parfaitement adapté à l'exploration fluviale.
Fin d'après-midi et fin d'un monde. Daniel Sacanville, le dernier ouvrier agricole de Pouzy à avoir connu les chevaux au travail s'en est allé. Avec lui des traits d'esprit fulgurants et des mots imagés d'un temps plus rouge que la voile de l'Hirondelle. Que ces eaux d'hiver lui portent notre au revoir.
En haut du mât, le guirouet s'accroche dans des branches, le gonfalon est déchiré, l'axe plié. Un jour prochain nous devrons démâter.