Samedi 12 mai 2018 : première reconnaissance des eaux pour le Lion d'Or
En ce jour, Grand Fred, Gros Fred et Manu lèvent l'ancre du Lion d'Or pour une première reconnaissance des nouvelles "routes" de la rivière.

En ce jour, Grand Fred, Gros Fred et Manu lèvent l'ancre du Lion d'Or pour une première reconnaissance des nouvelles "routes" de la rivière.

La toue des chavans bourdée "en marchant". Chaque équipe, celle de mar et celle de galarne, marche sur les passe-avants, soit en poussant, soit en traînant le grand bâton ferré pour reprendre la position de force. L'homme à la barre compense les écarts latéraux pour une remonte linéaire. Il faut éviter les "profonds", les écueils, le fort courant et les bancs de sable. Tout un art !

Ci-dessous, fin de virage, l'équipage tente de ralentir l'inertie du lourd bateau accentuée par le courant.
Par un bac, le Lion d'Or quitte les rives bourbonnaises pour rejoindre la queue de l'île d'Embraud.
Chacun dans sa tâche et son effort pour une "tombée" de mât la plus droite et équilibrée. Pas de droit à l'erreur !
Le public de la Fête de la Rivière, au plus près des bateaux et des commentaires de Jean-Christophe.
Le train des trois futreaux lutte doucement contre les flots pour revenir au droit du public. Le mât du bateau de tête est bien aligné au centre de la nacelle, tandis que la piautre-gouvernail est couchée au fond du bateau "deux", le tirot.
Reportage pour le journal de France 3 du 11 mai 2018
Cote échelle du Veurdre : - 0,16 m / pas de vent.
Voici ci-dessous les images de Nathalie Bugeat de l'instant "batellerie". Jean-Christophe Grossetête, grand passionné de la rivière Allier depuis de nombreuses années en assure, comme à l'habitude, les commentaires avisés.

photos nathalie bugeat
Grande journée de travail à Embraud, sur et au bord de l'Allier. La Fête de la Rivière, c'est jeudi prochain !
Tout a commencé par la remise à l'eau du grand Lion d'Or avec l'aide de Vincent, résumée ici par les images de Caroline Brisedoux (rivière à la baisse - cote échelle du Veurdre : - 0,18 m) :
Le convoi s'en va rejoindre la rivière au bas de Château, il vient de passer devant l'emblématique Hôtel des Mariniers
Avant tout, s'assurer que la pompe de bord fonctionne. Le bateau est resté sur cale de longs mois, on peut s'attendre à des entrées d'eau bien normales...
S'est parti, Vincent recule au plus profond dans l'espoir de voir la toue flotter dès que possible. Manu et Jean-Baptiste tentent de garder l'angle idéal aux bâtons
diaporama et vidéo caroline brisedoux
Un remerciement spécial à Marcel Gazut (Château) pour le coup de main final.
Puis, au fil des heures, se sont enchaînés, taille et tonte pour le domaine, rouges et huile de lin pour les bateaux, avant de fêter les nombreux anniversaires du jour.

En ce grand soleil, opération pinçeau et huile de lin pour les intérieurs et goudronnage pour les fonds
Il y a bientôt quatre mois, que la grande toue des chavans a pris ses quartiers d'hiver à Embraud même. Les travaux de maintenance et d'entretien nécessaires sont aujourd'hui terminés. Mise à l'eau samedi prochain 5 mai à la première heure du jour...

Cote échelle du Veurdre : + 0,48 m.
Ce printanier samedi matin est consacré au retour des bateaux vers les talus d'Embraud.
Revenus de Moulins par la route, la remise à l'eau est effectuée, en ces bonnes eaux, rive "mar" sous le pont du Veurdre. Le futreau Bel Orléans est en remorque de la toue Pénélope. Grand Dom, encore une fois accidenté (!) reprend avec nous des forces en goûtant au vent du large. On lui souhaite le meilleur rétablissement.
En arrivant à Château, les eaux argileuses de la rivière Bieudre mêlées à l'Allier deux cents mètres plus amont, témoignent d'un orage la veille au soir sur le bassin versant.

Depuis le 18 mars dernier, deux de nos futreaux demeuraient sur ancre à l'amont de Châtel-de-Neuvre, dans le "pays" de Christian Blondet. Nous nous retrouvons aujourd'hui afin de poursuive cette descente jusqu'à Moulins. Temps doux et soleil généreux, qui tranche grandement avec la journée de nettoyage des berges du 18. La rivière est "marchande" et il n'est pas très difficile de faire le choix de route. C'est l'occasion pour des chavans plus ou moins aguerris de s'initier aux avirons. Claire, Virginie, Sophie et Philippe (pour ne pas dire que l'on ne fait ramer que les filles !) vont ce jour se succéder à ces postes. Plusieurs "acteurs" des rivières d'Allier et de Loire sont présents, outre les gars de Château (les chavans), Christian et Olivier bien-sûr, je pense à Jean Marchal, batelier de Decize et Estelle Cournez, Directrice du Conservatoire des Espaces Naturels de l'Allier avec qui nous avions partagé, il y a deux ans, une belle descente aux bâtons pour l'émission des Racines et des Ailes.
Nous voici donc embarqués pour presque 25 kms sur la section la plus "voyageuse" de la rivière Allier, là-même où son lit mineur peut changer de plusieurs centaines de mètres en un seul hiver, là-même où l'on peut laisser le clocher de l'église de Châtel s'éloigner au verso de l'horizon et le retrouver quelques encablures plus aval face à nous !

Sous un grand soleil printanier la pause de midi - Freu (au centre) partage un haddock fumé de grand choix arrosé d'un Sancerre bien sûr !