Les photos de la Fête de la Rivière 2007
En attendant la prochaine Fête de la Rivière et pour souvenir, quelques photos inédites de Patricia Bouffard de la Fête de la Rivière 2007, le gréement de Hors du Temps était flambant neuf... link
En attendant la prochaine Fête de la Rivière et pour souvenir, quelques photos inédites de Patricia Bouffard de la Fête de la Rivière 2007, le gréement de Hors du Temps était flambant neuf... link
A noter : les deux derniers jours ont fêté successivement la Sainte Mathilde et la Sainte Louise, c'est aussi les devises de deux de nos bachots !
Par ce matin presque glacial, entretien des haies sur berges au pied d'Embraud. Le but : dynamiser la végétation qui stablilise les talus mis à mal durant l'hiver. Par ce travail, l'esplanade de nos fêtes offre une des plus belles perspectives du Val d'Allier. Pendant ce temps, Freu et son Fût-d'Trop, part en reconnaissance des balises de INRA que nous avons en charge (voir article précédent).
Gros Fred au poste de chargement de la toue.
Fin de matinée et de chantier, l'équipe se "retape" et se réchauffe devant un canon de Rioussat à l'abri du Lion d'Or. Coup de main inattendu et remerciement spécial à Suzanne !
Romain Gadais, ingénieur de l'équipe de Conservation et Restauration
des Ecosystèmes Aquatiques de l'INRA de Rennes
Depuis jeudi dernier, l'Equipage des Chavans à en charge deux de ces balises réceptrices qui participent à l'étude du périple de ces poissons emblématiques et aujourd'hui si rares.
Ci-contre, Jean thévenin, un de nos anciens. Photo prise au début des années 40. Il se souvenait être entré dans la rivière jusqu'à la taille pour finir la lutte avec ce magnifique spécimen. Un autre temps...
En haut de la douce colline, le domaine d'Embraud, comme un phare du Val d'Allier
Lendemain de grands Brandons. Comme une coutume qui s'installe, les "chavouisses" escortées de quelques garçons, entrent en bateau pour un moment de détente. La température printanière rassure les plus inquiètes !
La traversée vers une île située à l'aval d'Embraud offre au groupe une perspective inattendue et dépaysante de la vallée, car c'est le propre de l'embarquement de rivière d'offrir un voyage en un temps et une distance presque dérisoire.
L'île du paturail de la Motte
Les îles et îlots de l'Allier, après l'hiver, offrent à celui qui veut voir un bestiaire formidable de bois flotté.
Au retour, la toue effectue un crochet juqu'au bec de Bieudre, l'occasion de découvrir les quais de Château de la façon pour laquelle ils ont été pensés.
Ce soir notre groupe Vent de Galarne joue à Morogues dans le Berry. Nous pensions ce matin rester tranquilles en prévision de la soirée à venir, mais il nous faut sauver une de nos petites toues. L'Hirondelle est submergée par les flots et peut-être son âge ! Pour l'heure il est difficile de dire si le désastre est venu du ciel ou de la rivière ou d'un manque d'amour...
Plus tard, nous regagnons au milieu de l'eau la cabane du Lion d'Or.
Tandis que nous attendons à l'abri la fin de passage de vives giboulées, le Grand Frédéric nous raconte la bataille du pont du Veurdre qui eut lieu le 18 juin 1940.
7 soldats français y trouvèrent une mort héroïque en tentant d'empêcher la traversée de la rivière par une colonne allemande de 1.500 hommes.
La zone occupée était en face ! Là-bas derrière nos futreaux...
L'occasion de se remémorer les mots de Jean Dupérat, dernier forgeron maréchal-ferrant de Pouzy-Mésangy.
En 1992, je lui rendais visite avec une pointe de bourde forgée que je venais de découvrir sur un fond de gravier de l'Allier. Très vite, il "percuta" et me confirma la raison d'être de l'objet. C'est lors de la dernière guerre qu'il réalisa en nombre ces pointes d'acier, sollicité par les passeurs de nuit qui traversaient à la perche ferrée la frontière fluviale. Joignant dans la discrétion les zones occupée et libre, en fonction d'impératifs familiaux ou de résistance...
Les quais du bec de Bieudre
Fin de journée sombre et douce d'un hiver jamais déclaré ou d'un printemps dont il n'est pas l'heure. Même les oiseaux n'y comprennent rien, certains mêmes se risquent aux parades et aux chants. La toue Pénélope est affrétée pour une petite remonte jusqu'aux quais de Château, histoire de voir, de dessus la rivière, le travail accompli de samedi.
A l'amont de ma perspective, l'apparition progressive des moellons blancs lavés de la pluie, dessine les quais et l'on imagine déjà le travail fini qui soulignera un peu plus l'ambiance batelière du site.
Alors que la petite toue remonte le courant entre l'île et la colline de Château, j'invoque en silence Saint-Antoine, car au soir de notre première offensive de dégagement, j'ai perdu le briquet tempête du grand-père !
Les âmes qui constituent l'Equipage des Chavans ont un point commun : le goût de l'objet fort et utile. Celui qui possède patine, allure et histoires. Pour ma part, une journée ne peut commencer sans m'être assuré de la présence de ma lame à l'arrière-droit du ceinturon et de mon briquet en tôle dans la petite poche gauche du gilet de moleskine.
Avec précaution j'aborde cet embarcadère, nouveau et ancien à la fois. La commande de retenue est enroulée sur une branche du grand saule qui semble dire "je suis là pour ça mon gars" !
Me faisant la remarque qu'un chantier de castors s'est établi sur la rive opposée, à mes pieds brille la tôle d'un briquet...... et mon coeur bat plus vite !
Manu
L'équipe du premier jour
Grand Frédéric, Grand Dom, Gros Fred, Thomas, Freu, Matthieu, Mathilde, Manu, Frédéric, Cécile, Danièle et
Steph le Sapeur
La cale de mise à l'eau vue de l'amont
Rien n'est perdu chez les chavans, le bois blanc ouvragé est sur l'instant transformé et fendu par Grand Dom, Thomas et Matthieu.
Chargement immédiat dans les bétaillères présentes à destination, après séchage, des poêles d'Embraud ou du four à tartes.
Le second travail consiste à repérer sous la couche de terre et de limon le début et la fin de l'ouvrage. Ici Freu et le grand Frédéric découvrent la partie haute du quai.
Mathilde, Cécile et Frédéric font apparaître les pierres d'une partie du mur qui surplombe la cale de mise à l'eau.
Qui découvrira le premier un anneau ou le départ d'un escalier ?
Matthieu, l'homme du nord, au chevet du patrimoine bourbonnais
Une vue d'ensemble du site : de gauche à droite, on distingue la rivière, la pente de cale, le mur du quai et le chemin de halage.
A la fin de cette journée, une petite partie de l'ouvrage batelier est à nouveau en contact direct avec la rivière.
En notre absence et afin que le passant curieux comprenne notre action, nous plantons ce petit panneau informatif.
Cet ensemble portuaire, encore dans le secret, est aujourd'hui difficilement concevable, mais il est bien là et prouve toute l'économie fluviale qui y était afférente.
Toutes les volontés sont les bienvenues !
Prévoir ses outils : scies, pelles, balais, une bonne paire de gants de jardin
et son casse-croûte de midi (canon et cochon)
Les dépressions se succèdent et contre toute attente le lit mineur de l'Allier contient.
Hors du Temps, notre grand futreau a malgré tout été traversé en rive bourbonnaise, laissant l'île à son sort. Car il est vrai qu'un embacle depuis peu constitué au niveau du pertuis renforce le courant. Ce dernier sape d'autant plus rapidement les contours de la terre insulaire.
Aujourd'hui, c'est la Bieudre qui monte dans les tours ! Ici, au Veurdre, au Moulin Neuf. Le déversoir de crue est en action et inonde les prairies réservées à cet effet. Les "zones tampons", ça existe aussi dans nos petites communes ! Des prairies qui voient là un fertilisant on ne peut plus naturel et gratuit.