Samedi 22 février 2020

Publié le par L'Equipage des Chavans

Echelle des crues du Veurdre : - 0,16 m.

Ce matin, forte de son enthousiasme et de sa motivation, Nelly, nouvelle batelière de l'équipage réalise son premier bac en solo aux avirons, c'est à dire un aller-retour d'une rive à l'autre sur un bras principal de la rivière Allier.

 

Samedi 22 février 2020

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Samedi 15 février 2020 : 3ème voyage public du grand bateau chavan

Publié le par L'Equipage des Chavans

Echelle des crues du Veurdre : - 0,10 m.

Ce jour, on ne peut considérer ces eaux comme confortables, encore moins "marchandes", néanmoins malgré quelques passages où force est d'utiliser les grands bâtons ferrés, le bateau du jour ramène ses passagers heureux d'une si belle matinée sur l'eau qui vaut les meilleures méditations.

photos nelly perret
photos nelly perret
photos nelly perret
photos nelly perret
photos nelly perret
photos nelly perret
photos nelly perret
photos nelly perret
photos nelly perret
photos nelly perret
photos nelly perret
photos nelly perret
photos nelly perret
photos nelly perret
photos nelly perret
photos nelly perret
photos nelly perret

photos nelly perret

Dans l'après-midi, des membres de l'équipage aguerris ou en passe de le devenir, s'exercent en rivière. Au bâton pour Gilles qui ira jusqu'à rendre visite aux eaux discrètes de la Bieudre, et Nelly sur le bachot, motivée comme jamais pour maîtriser le bac aux avirons. 

Samedi 15 février 2020 : 3ème voyage public du grand bateau chavanSamedi 15 février 2020 : 3ème voyage public du grand bateau chavan

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Entrez en bateau le 15 février 2020

Publié le par L'Equipage des Chavans

Samedi 15 février 2020

Château-sur-Allier

Voyage en toue cabanée à bord du Lion d'Or

Embarquement à 10 heures / Retour à 11 H 30

RDV au domaine d'Embraud

Adultes 8 € / Enfants - de 12 ans 5 €

Réservation : 06 83 07 20 88

www.lachavannee.com

Le Lion d'Or (photo christian oberto)

Le Lion d'Or (photo christian oberto)

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Samedi 8 février 2020 : 2ème voyage public

Publié le par L'Equipage des Chavans

photos nelly et jean-pierre perret

photos nelly et jean-pierre perret

Echelle des crues du Veurdre : + 0,18 m.

Ce jour, belles eaux, beau temps, bateau complet.

 

L'ancre est jetée au bec de Bieudre pour une courte évocation de l'histoire de l'île du Veurdre

L'ancre est jetée au bec de Bieudre pour une courte évocation de l'histoire de l'île du Veurdre

Passage devant Embraud... Un phare bourbonnais !

Passage devant Embraud... Un phare bourbonnais !

A l'approche des terres de Mauboux

A l'approche des terres de Mauboux

Au loin, la propriété du Bouy domine la rivière

Au loin, la propriété du Bouy domine la rivière

Dans les mains de Manu, l'image pieuse de Saint Nicolas protecteur de la marine intérieure...

Dans les mains de Manu, l'image pieuse de Saint Nicolas protecteur de la marine intérieure...

Samedi 8 février 2020 : 2ème voyage public
Petite collation sous le soleil de février au soin de Gros Fred

Petite collation sous le soleil de février au soin de Gros Fred

Les traces de l'histoire batelière, ici un fragment de courbe de grand bateau et ses emplacements de chevilles

Les traces de l'histoire batelière, ici un fragment de courbe de grand bateau et ses emplacements de chevilles

Le Lion d'Or à la protection de l'île du Ponsut

Le Lion d'Or à la protection de l'île du Ponsut

En avance, comme le reste de la nature, les cigognes sont déjà de retour sur les nids restés intacts

En avance, comme le reste de la nature, les cigognes sont déjà de retour sur les nids restés intacts

Samedi 8 février 2020 : 2ème voyage public
Il est l'heure de se mettre "en remonte" et de hisser à bord la grosse ancre

Il est l'heure de se mettre "en remonte" et de hisser à bord la grosse ancre

La grève immaculée de l'île du Ponsut disparaît doucement au regard

La grève immaculée de l'île du Ponsut disparaît doucement au regard

Passage devant les fragiles talus sableux des terres de Bel Air, havre du célèbre guêpier encore absent

Passage devant les fragiles talus sableux des terres de Bel Air, havre du célèbre guêpier encore absent

En mer !

En mer !

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Lundi 10 février 2020 : Suite de Réflexion à propos des différences d'amplitude importantes de la rivière Allier (par Jean-Christophe Grossetête)

Publié le par L'Equipage des Chavans

Billy

Billy

D’où vient et où va l’eau qui passe au pied d’Embraud ?

Les anciens appelaient les rivières « les chemins qui marchent », pendant très longtemps les hommes les ont empruntés pour se déplacer et utiliser cette énergie pour transporter des marchandises, d’abord du haut pays vers les contrées d’en bas, à bord de nacelles à usage unique puis en mettant au point différentes techniques pour aller dans l’autre sens, comme le halage, les avirons, la voile, les machines à vapeur, le touage puis les moteurs… Il convenait d’avoir un niveau suffisant porter bateaux sur les eaux marchandes, soit pour la rivière Allier, une centaine de jours par an, de l’automne au printemps. Le chemin de fer, plus performant à bien des égards, sonnera la quasi disparition de cette histoire, remise en partie au goût du jour à la fin du siècle dernier par le mouvement culturel « vieux gréements » et des passionnés qui en de nombreux sites, dont Embraud relanceront la fabrication et l’usage des bateaux renouant et renouvelant les savoirs faire et les pratiques.

1995 : Construction de l'Amusette par les frères Boirat

Sur le bassin ligérien dont l’Allier est un membre important il y avait à cette époque encore quelques références en la matière comme les pêcheurs professionnels et entre autres les Benoit de Gimouille ou des constructeurs de bateaux comme Guy Brémard installé à Rassay en bord de Vienne, à l’origine de beaucoup des bateaux de la flotte des Chavans et diverses initiatives, dont celle de Vent de travers, de Quintal Double, du groupe Ellébore, etc… pour réanimer avec un objectif culturel et de loisirs cette marine fluviale. Le Projet d’Action Educative du lycée agricole de Neuvy avec la construction et les multiples navigations de la B’rdine et de la Tortine s’inscrivait bien, à sa manière dans cette perspective et a sans doute contaminé le Bourbonnais.

Jean-Christophe Grossetête avec ses élèves du Lycée Agricole de Neuvy

En tout cas, pas d’école où apprendre les gestes, certes des documents et des illustrations mais l’absolue nécessité d’expérimenter sur le terrain, de tâtonner jusqu’à ce que l’efficacité puis l’esthétique confirment les autodidactes de la justesse de leurs « études ».

Billy

Les bateliers Chavans et Cap’taine Manu dès la fin des années 1980 et à force de pratiques sur bientôt 30 ans en connaissent très bien les parties qui sont de part et d’autre de leur porte et notamment le segment Moulins-Apremont et il n’est pas rare qu’ils circulent à l’amont à partir de Châtel-de-Neuvre ou Monétay et en aval sur le fleuve jusqu’à la Charité-sur-Loire, voire Orléans et au-delà, qu’on les trouve à l’œuvre à Nevers ou à Decize à l’occasion d’un événement festif.

Moulins

Mais la rivière est sauvage, divague dans son lit et il faut sans cesse réactualiser ses connaissances et s’adapter aux nouveautés. Poussés par la curiosité et la nécessité de savoir comment c’est au-delà, ils ont même réalisé à bord de différentes nacelles, l’avalaison sur la totalité du voyage des parcours historiques vers Nantes, dont ils ont relaté l’aventure et les péripéties dans le blog, en plusieurs épisodes étalés sur plusieurs années.

Nonette

Ils se sont embarqués à l’amont, en 2012, pour découvrir et parcourir en quatre jours, à bord du bachot Mathilde et des fûtreaux La Gabrielle et Fût-de-Trop, les 136 kms de ce premier segment de la rivière à partir de Brassac d’où l’on chargeait du charbon des mines locales à bord des « gabares » pour l’envoyer au fil du courant vers l’aval. Billy sera la destination de ce voyage délicat, car dans ce secteur, la rivière occupe par un débit moyen (c’était le cas) avec une lame d’eau réduite un lit étroit, parfois encombré d’arbres, chablis ou rachats qui peuvent obstruer et rendre le passage en bateau très périlleux, d’autant plus que le courant y est fort.

Les bateliers dans ces conditions n’ont pas beaucoup de temps pour choisir et réaliser une option et passer sans dégât au-delà des obstacles. Ajoutons à cela une alternance de passages rapides où des hauts fonds peuvent cacher des pièges casseurs de bateau,

Longues

et des « calmes » bienvenus pour récupérer et anticiper des efforts. A Brassac, l’Allier sorti de ses gorges à Vieille-Brioude, coule dans les limagnes qui se succèdent jusqu’au Val-d’Allier.

Auzat

Si naviguer dans les gorges est exclu pour nos bateaux, sauf pour Bibi qui l’a fait à bord d’un bachot dont il était le facteur, les amateurs de rafts, d’hydrospeed, de canoés et les kayakistes s’y régalent notamment en profitant des lâchers d’eau du barrage de Poutès-Monistrol, aujourd’hui fort heureusement en cours d’une reconfiguration plus compatible avec la vie normale d’un cours d’eau, qui plus est rivière à saumons.

Saint-Yvoine

En mai 2011, en 3 jours l'équipage des Chavans avait réalisé à bord de Hors du temps et Tresse-Allier, avec pas beaucoup d’eau le parcours aval entre Billy et Château. Une autre fois, ils ont rejoint le festival de Loire d’Orléans en septembre encore avec pas trop d’eau, il a fallu franchir le seuil des Lorrains à l'aval d'Apremont, puis la passe à poissons au milieu de rochers au Guétin. Une autre fois, abandonner pour cause de tempête, à rien de Nantes où crue + marées océanes + vent contraire se sont conjugués pour heureusement les dissuader de braver les éléments et écourter l’ultime étape, bien que sous la protection de Saint Nicolas, qui aurait eu bien à faire s’ils en avaient décidé autrement. Maintenant pour aller vers un point d’embarquement lointain ou revenir au port d’attache ça se fait en camion-grue !

Coudes

Les lecteurs fidèles du blog ont suivi ces aventures reportées au fur et à mesure de leur déroulement ; ils peuvent y revivre les émotions et plein d’anecdotes en consultant les archives et sont régulièrement informés de la vie des bateaux et de l'équipage qui fournissent abondamment de la matière…

On parlera ponts, bacs, occupation des sols, biodiversité ultérieurement.

Jean-Christophe Grossetête

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