Samedi 15 août 2015

Publié le par L'Equipage des Chavans

à mar, la rive bourbonnaise, à galarne, l'île du Ponsut

à mar, la rive bourbonnaise, à galarne, l'île du Ponsut

Dans la continuité de la semaine passée, c'est encore une petite escouade d'entretien de rivière qui s'embarque. Cette fois, au fil du courant, direction la grande île du Ponsut. Elle marque la frontière des trois provinces (Berry, Bourbonnais, Nivernais).

Ici, le bras principal est depuis fort longtemps encombré de grands arbres fourchus et morts, calés là, presque pour l'éternité. Avant que les eaux automnales ne reviennent, il est encore temps d'assurer un passage pour les 13 mètres du coche d'eau chavan.

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Gros Fred guide notre toue d'entretien dans le dédale des ramures anciennes

Gros Fred guide notre toue d'entretien dans le dédale des ramures anciennes

Par commodité, Manu a posé pied sur une fourche du vieux chêne (photo Fred Mourier)

Par commodité, Manu a posé pied sur une fourche du vieux chêne (photo Fred Mourier)

Sur le retour, avant de jeter l'ancre rue de la Chaîne, une visite est faite au bec de Bieudre. En ces heures, l'affluent est un simple ruisseau. De nos mémoires, jamais vu ! Mais attention, car les plus grandes crues de l'histoire ont toujours fait suite à un été de cette ampleur, comme si les extrêmes se répondaient...  

Samedi 15 août 2015

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Samedi 8 août 2015

Publié le par L'Equipage des Chavans

Le fond de la rivière n'est pas toujours sablonneux !

Le fond de la rivière n'est pas toujours sablonneux !

Au plus bas de cet étiage, un des plus sévères depuis 1949, alors qu'il pleut enfin, Manu et Grand Fred s'embarquent presque en urgence avec deux buts : dégager le chenal des "écueils en rivière" entre Embraud et le pont du Veurdre et peut-être découvrir quelques traces de l'ancienne batellerie.

Très vite, il est nécessaire de se mettre à l'eau pour scier les pointes acérées d'arbres séculaires. L'idée que nous avions du talweg se dessine maintenant concrètement. Voir le fond d'une rivière, c'est presque voir quelque chose d'interdit !

 

photo fred berthet

photo fred berthet

A mi-chemin, en rive nivernaise, première découverte. L'équipage aperçoit une lignée de pieux empierrés sur trois faces. Il ne s'agit pas d'un ancien ponton, mais d'une protection de la levée de Chambon, "hausserée" monumentale qui s'étend entre Livry et Mars-sur-Allier.

Le tracé d'un pont antique (photo fred berthet)

Le tracé d'un pont antique (photo fred berthet)

A quelques encablures amont est aperçu un ouvrage qui s'offre très rarement à la lumière et qu'en ces conditions extrèmes. Ce sont les restes d'un pont antique. Il est probale qu'il est fait partie du tracé de l'ancienne route de Bourges à Autun. Cet ancestral franchissement de la rivière Allier débute en rive bourbonnaise par un gué, puis prend appui sur la grande île du Veurdre avant de passer les eaux du bras principal et toucher la Bourgogne. Nous ne savons presque rien de cet ouvrage, mais il est certain qu'il est un des tous premiers ponts de cette rivière.

Sur la photo, l'alignement des pieux est bien visible et il paraît peu probable que deux attelages aient pu s'y croiser. 

Aujourd'hui, même si la plupart du temps ce qu'il reste de l'ouvrage est invisible, il n'en demeure qu'à son aplomb, le passage de nos plus grands bateaux est toujours empreint de quelques inquiétudes... Ces pieux (des arbres entiers à l'origine) peut-être vieux de mille ans, restent profondément enfoncés dans le lit ressemblant en tout aspect au bois silicifié !

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Lundi 3 août 2015

Publié le par L'Equipage des Chavans

Photo Mathilde Paris

Photo Mathilde Paris

En contraste absolu avec le mois de juillet 2014, la rivière n'est maintenant plus naviguable. Elle montre actuellement un étiage sévère, jamais vu depuis plusieurs dizaines d'années et outre le fait que nous devons nous assurer qu'il reste pour nos futreaux et toues de petites "fosses" protégées des rayons ardents du soleil, nos impératifs changent.

Plus d'eau, il reste à travailler nos chevaux !

En prévision de prochaines évocations proposées lors de notre fête d'été, il n'est pas l'heure de se désoeuvrer car de jeunes montures, à l'instar de Taraf ou Tibalt, attendent de découvrir le monde.

Un cheval dans un spectacle doit être "froid" et coutumier de toutes les malices des hommes (coups de fusil, cris d'enfants, spectateurs entreprenants, lumières bizarres, odeurs curieuses et costumes inquiétants, sans parler de l'accès à un plateau de scène parsemé de fils et câbles divers).  

Voici le jeune Tibalt en formation, portant son premier cavalier, qui s'immerge comme un baptême au pied d'Embraud, dans la rivière Allier.

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